Communauté et qualité de vie

Les personnes vivant avec la sensibilité chimique multiple (SCM) rencontrent souvent d’importants défis qui affectent leur santé, leur vie quotidienne et leur bien-être général. Elles sont environ trois fois plus susceptibles d’être en mauvaise santé par rapport à la population générale et plus susceptibles de rencontrer des difficultés dans les activités quotidiennes telles que préparer les repas, assister à des rendez-vous médicaux, faire les courses ou accomplir les tâches ménagères. En fait, seulement 71 à 77 % des personnes atteintes de la SCM déclarent ne rencontrer aucune difficulté dans leurs activités quotidiennes, contre plus de 90 % de la population générale.


Les Canadiens vivant avec la sensibilité chimique multiple (SCM) déclarent un bien-être et un lien social inférieurs à ceux de la population générale. Environ 27 % ont envisagé le suicide, contre 11 % de l’ensemble des Canadiens. Seulement 74 % déclarent ne rencontrer aucune difficulté dans les activités quotidiennes, contre plus de 90 % des autres, et 12 % ressentent un faible sentiment d’appartenance à la communauté, contre 7 % dans la population générale. Données issues de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), 2020.

L’accès à des soins appropriés constitue également un défi. Les personnes atteintes de la SCM sont 1,5 fois plus susceptibles de consulter un spécialiste médical pour obtenir un diagnostic et deux fois plus susceptibles de rencontrer des difficultés pour obtenir des soins spécialisés par rapport aux autres.

Ces obstacles vont au-delà des soins de santé. Les personnes atteintes de SCM déclarent une moindre satisfaction quant à leur logement, beaucoup décrivant un manque d’environnements de vie sains qui ne déclenchent pas leurs symptômes. Le bien-être social et émotionnel est également affecté : 12 % déclarent un faible sentiment d’appartenance à la communauté, contre 7 % de la population générale, et elles rapportent une moindre sécurité émotionnelle et une moindre reconnaissance de leurs compétences.


Données issues de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), 2020

Les effets cumulatifs de l’isolement, de l’incrédulité et du manque de soutien ont un lourd impact émotionnel, poussant parfois les personnes concernées à des pensées de désespoir. Environ 27 % des personnes atteintes de la SCM ont envisagé le suicide, plus du double du taux observé dans la population générale (11 %).

Dans l’ensemble, ces résultats dressent un portrait clair des défis plus larges auxquels sont confrontées les personnes vivant avec la SCM — non seulement dans la gestion de leur santé, mais aussi dans l’atteinte de la sécurité, de la stabilité et d’un sentiment d’inclusion au sein de leurs communautés.